Mouvement des marées
(Pierre-Yves Lebert / Daran)
Si chaque fois que la mer se retire, il faut pleurer les vagues.
Comme si elles ne devaient jamais revenir lécher nos longues plages blanches.
Si quand les bateaux se penchent, se couchent dans les algues,
Les marins croient qu’ils vont périr, alors je comprends que mes départs te déchirent.
Te déchirent...
Si chaque fois que la nuit se referme, il faut pleurer le soir.
Comme si c’était pour toujours le terme des matins clairs et de l’espoir.
Si chaque fois que je tourne les yeux, il faut que tu m’empêches
De plonger dans mes pays merveilleux,
Alors je comprends que tes paupières se dessèchent.
Mon cœur subit des influences, cois comme elles dansent dans mes pensées.
Les étoiles ou la lune, la falaise ou la dune, je ne suis que le mouvement des marées.
Que le mouvement des marées.
Et même si au pire je restais au loin un jour,
Il faudrait nous dire que peu de gens connaissent ce que nos peaux connaissent.
Peu de feux de détresse sont nés d’autant d’amour, d’autant d’amour, d’autant…
Mon cœur subit des influences, cois comme elles dansent dans mes pensées.
Les étoiles ou la lune, la falaise ou la dune, je ne suis que le mouvement des marées.
Que le mouvement des marées.