Titre français : Clones Suite à notre soirée quizz dans ce charmant pub qui fait l'angle, l'équipe des "j'arrive pas très bien à vous lire" (super nom d'équipe issu du cerveau qui mousse de notre Alouestdubistrot préféré) a fini 3ème sur 14 équipes dont 75% de supporters venus voir Bordeaux/Bayern ce qui n'a pas manqué de nous enerver parce que tout le monde s'en foutait un peu du quizz alors que nous on était la pour ça merde !
Nous finissons donc 3ème mais sans lot aucun...Agauchedubar l'a mauvaise, il est amer, il peste, trépigne, tape de ses petits poings sur le comptoir, se fait mal et décide de rentrer chez lui. Mon beau-frère et moi décidons alors de boire une dernière pinte et en passant de goûter cet alcool allemand bizarre...bon je sens que vous décrochez alors je résume : on a réussi à gagner 4 places pour aller à l'avant-première du film sus-nommé au préalable.
Bien content de notre exploit nous voilà parti ce soir pour en prendre plein les noeils...mon dieu, on m'avait pas prévenu : 3/4 de la salle ce sont des étudiants, il y a des animations, on cite 12 fois les partenaires et on a même droit à une pub PMU et un jeu...l'horreur en direct, la 3D fait des miracles mais là c'est du vrai, du bon gros animateur qui transpire et qui dit du rien en devenant tout rouge, bref.
A coté de ça le gars d'1m92 qui se met DEVANT moi (c'était en vost hein, j'avais toujours un mot en moins dans la phrase, remplacé par une tête) et les 2 gros geeks à ma droite qui se sont sentis obligés de dire "oh ptin" à chaque impact ou "ouah pas mal" à chaque décolleté et vous avez un aperçu de ma séance...
Vous pouvez applaudir *applause*
Le film, le film, le film!Tiré d'un bouquin dont je ne me rappelle pas l'auteur, Surrogates transpire le I-robot (tiré des bouquins d'Asimov), le Matrix, le I.A.
C'est de la SF d'anticipation sur nos mauvais habitudes de geeks urbanisé jusqu'à la moëlle : on veut plus de technologies, on veut plus de sécurité, on veut pas sortir de chez nous dehors ça craint. Alors une société décide de créer des robots de substitutions qui ressemblent à leurs utilisateurs (souvent en mieux d'ailleurs vu qu'on peut lui donner l'apparence qu'on veut, on voit de suite que c'est de la Science-fiction au moment où Bruce Willis apparaît à l'écran avec des cheveux), utilisateurs confortablements embourbés dans un fauteuil spécial d'où ils commandent leurs "clones" (appelé "modules").
Tout va pour le mieux, la criminalité baisse à donf, les gens peuvent sortir sans crainte de se faire agresser, le robot-mannequin n'a jamais mal aux pieds et si il prend une balle dans la tête ça lui fait une bonne migraine. Malgré l'état de semi-décomposition des utilisateurs tout roule!
Jusqu'au jour (oui le film ne s'arrête pas là hein, genre "tout va bien, peter dirige son module sur la plage, il peut boire autant de Pinacolada qu'il veut, il aura pas mal au ventre"), jusqu'au jour, disais-je, où arrive le truc qui fout la merde : un meutre. Ahaha mais comment c'est possibleuh? C'est des cloneuh ! Ils s'en foutent quoi, hop, une vis, une soudure et c'est reparti!
Et ben non, le clone est tué mais l'utilisateur chez lui aussi, et paf! Alors évidement c'est pas n'importe qui qui se fait tuer mais je dirais rien et c'est encore plus cheulou que pour tuer à travers le module vous vous doutez bien que c'est pas avec un flingue hein, la balle elle se transforme pas en ondes pour remonter jusqu'au gars. C'est de la SF mais faut pas pousser non plus...
L'inspecteur Geers (Bruce Willis, encore parfaitement comestible malgré son âge dixit ma moitié) va se charger de l'enquête, enfin pas l'inspecteur lui même mais son module. Il va aller de découvertes en découvertes, tout ça sur fond de souvenirs de fils perdu et d'épouse triste. Je rajoute vite fait un truc : à un moment il crash un hélico chez les renégats dont je parle plus bas et ça va foutre un bordel pas possible parce qu'ils sont pas content, du coup il est suspendu et ne peut plus utiliser son module, donc il va enquêter en chair et en os, c'est important dans le déroulement flasque de cette histoire. Il va être confronté aux militaires (vous vous doutez bien que cette histoire de clones ça les passionne) et aux renégats, des "vrais" humains organiques et tout qui sont contre les machines. Ils vivent dans des zones, des reserves où les modules sont rejetés tout ça sous la coupe d'un prophète-rasta-pas-cool.
Ca parait foutraque dit de cette manière mais c'est exactement ça.
Dans l'ensemble ce film se laisse regarder, on apprécie les scènes de bastons ou de poursuites, l'histoire est limite capilo-tracté quand même. Comme je disais plus haut, ça transpire le K.Dick ou le Asimov mais sans la consistance, c'est fade sur les bords. C'est dommage d'ailleurs parce que le sujet est bien. Donc on est partagé, on a aimé mais on reste sur sa fin.
J'ai apprécié le fond de l'histoire : Jusqu'où peut aller notre vie virtuelle?
Je suis content de pas avoir payé.